PMA après une leucémie : un nouveau chapitre s'ouvre
Mon rendez-vous avec l'équipe PMA de Martinique en fait partie.
Après plusieurs mois d'incertitudes, de nombreuses questions et des examens parfois éprouvants, je suis ressortie de cette consultation avec un sentiment que je n'avais plus ressenti depuis longtemps : celui que toutes les possibilités n'avaient pas encore été explorées.
Une équipe qui reprend mon dossier depuis le début
En arrivant à cette consultation, je pensais que mon dossier était déjà presque écrit.
Entre mon insuffisance ovarienne prématurée, la greffe de tissu ovarien finalement déconseillée et le don d'ovocytes évoqué par une autre équipe, je craignais que les conclusions soient déjà tirées.
Mais la sage-femme a choisi une autre approche.
Avant de prendre une décision, l'équipe souhaite réévaluer complètement ma fertilité actuelle.
Un bilan très complet
Plusieurs examens ont été prescrits afin d'obtenir une vision précise de notre situation.
Pour moi
- Bilan hormonal complet ;
- Sérologies infectieuses ;
- Prélèvements vaginaux ;
- Échographie pelvienne avec comptage des follicules antraux.
Pour Stéphane
- Sérologies ;
- Spermogramme ;
- Spermocytogramme ;
- Échographie testiculaire.
Ces examens permettront à l'équipe PMA de disposer d'un dossier complet avant son passage en commission.
Une nouvelle stratégie
La sage-femme m'a expliqué que je réaliserai encore un cycle sous traitement hormonal substitutif (THS).
Une fois le dossier présenté en commission, le THS sera suspendu pendant une quinzaine de jours.
Durant cette période, je bénéficierai d'échographies tous les deux jours afin d'observer directement le comportement de mon ovaire sans traitement.
Pour la première fois depuis longtemps, j'ai le sentiment que l'on cherche réellement à savoir ce que mon corps est encore capable de faire aujourd'hui.
Des follicules qui redonnent de l'espoir
Lors d'une précédente échographie, ma gynécologue de ville avait observé des follicules sur mon ovaire restant.
À tel point qu'elle avait même évoqué la possibilité d'une insémination artificielle.
Cette proposition m'avait surprise.
Pendant près de dix ans, je pensais que mes ovaires ne fonctionnaient plus.
Aujourd'hui, je découvre qu'une insuffisance ovarienne prématurée n'exclut pas toujours une activité ovarienne intermittente.
Les prochains examens permettront de confirmer si cette activité est toujours présente.
La question de la trompe
L'hystérosalpingographie a été un examen particulièrement difficile.
Sur le moment, j'avais compris que ma trompe restante était bouchée.
Ma gynécologue m'a toutefois expliqué que, même si cela était confirmé, une fécondation in vitro (FIV) pourrait être envisagée, car les trompes ne sont pas nécessaires lors de cette technique.
L'équipe PMA analysera l'ensemble de mon dossier afin de déterminer la stratégie la plus adaptée.
Notre calendrier est désormais bien rempli
- 25 juin 2026 : prise de sang de Stéphane ;
- 6 juillet 2026 : spermogramme ;
- 15 juillet 2026 : bilan hormonal, sérologies et prélèvements vaginaux ;
- 20 juillet 2026 : échographie pelvienne ;
- 31 juillet 2026 : échographie testiculaire.
Chaque examen apportera une nouvelle pièce au puzzle.
Continuer à avancer
Après une leucémie, une allogreffe, une grossesse extra-utérine, une insuffisance ovarienne prématurée et une ostéonécrose des deux hanches, j'aurais pu penser que tout était terminé.
Pourtant, ce rendez-vous m'a rappelé qu'en médecine, il est parfois nécessaire de réévaluer une situation avant de tirer des conclusions.
Je ne sais pas encore quelle sera l'issue de ce parcours.
Je sais simplement qu'aujourd'hui, une équipe médicale continue de chercher des réponses plutôt que de fermer des portes.
Et cela suffit à me redonner un peu d'espoir.
Chaque examen est une étape de plus. Chaque réponse nous rapproche un peu plus de la meilleure décision possible.
À suivre...



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